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EN IMAGES – A Saintes, « une crue qui va entrer dans l’histoire »

Posté par Prestige Immobilier Atlantique le 4 février 2021
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Depuis lundi, le fleuve Charente monte à une vitesse et une hauteur qui n’avaient pas été prévues.

D’ici dimanche, 2.000 habitations pourraient être inondées. Chez les riverains déjà sinistrés, l’heure est à l’évacuation.

La Charente-Maritime n’en a pas fini avec les crues, et c’est à Saintes que la situation est le plus préoccupante, ce jeudi. Défiant tous les pronostics, le fleuve Charente est monté brutalement depuis lundi, et à un niveau inédit depuis 1994. Ce jeudi soir la cote était de 5,90m, en attendant 6,20m dimanche. Et avec les nouvelles pluies attendues la semaine prochaine, la décrue pourrait être très lente.

A Saintes, ce sont désormais plus de 2.000 habitations qui sont menacées d’inondations, notamment dans le secteur de la rue de Taillebourg, sur la rive droite. « C’est une crue qui va rester dans l’histoire » pronostique le maire de Saintes, Bruno Drapron, pompier de profession. Depuis lundi ses équipes municipales sont sur le pont : une soixantaine d’agents qui se relaient 24 heures sur 24, pour apporter des parpaings, des planches pour créer des cheminements.

Les personnes âgées ou malades sont notamment très surveillées. « On a repéré tous les gens qui ont des soucis de santé, pour pouvoir les assister dès que ce sera nécessaire » précise encore Bruno Drapron.

L’évacuation a commencé

Rue Fromentin, à deux pas du pont Palissy, au cœur de Saintes. La rue est coupée par les eaux. Alexandre fait le tour de sa maison. Convaincu qu’il n’en a pas pour longtemps, avant d’être touché à son tour : « ça fait dix ans que je vis à Saintes dans ce quartier, et je n’ai jamais vu ça. Et ça fait un peu peur, pour les meubles et le matériel. Et on sait que les assurances vont mettre du temps à fonctionner… »

Alexandre qui s’apprête aussi à héberger son locataire, installé à quelques centaines de mètres de là, rue Frédéric-Mestreau. Et déjà sinistré : « ça a été très vite. Mercredi soir, il n’y avait rien du tout, et ce jeudi matin l’eau rentrait dans la cuisine. » En urgence, il a fallu mettre les meubles sur des parpaings, évacuer des affaires. « Maintenant, il faut mettre la tête dans les épaules et attendre que ça passe ! »

Des bateaux pour circuler dans la rue

Sinistrée elle aussi, Laurie a du quitter son logement en catastrophe : « de l’eau, j’en ai 50cm dans la maison. Il y a eu des dégâts, mon placo, mes meubles qu’on avait déjà relevés, mais pas assez… tout a pris l’eau ! » Laurie a trouvé refuge chez sa tante Graziella, rue de Taillebourg : « elle en avait besoin, et il y a des bouts de chou, elle a quatre enfants ! » Au tour de Graziella de surveiller l’eau monter, dans une rue de Taillebourg transformée en rivière : « si ça baigne, c’est comme ça. On partira ! » 

L’eau arrive déjà au seuil de chez Chantal, un studio qu’elle partage avec son fils de trois ans. « ça fait un peu peur… si l’eau rentre dans la maison, on appellera les pompiers pour nous sauver ! » Des pompiers présents en nombre, 24 heures sur 24, et désormais équipés de bateaux pour convoyer les habitants. De quoi rassurer Marie : « on va rester de toutes façons, on a un étage ! Donc on va faire du camping. » Reste à savoir si elle pourra conserver l’électricité dans ce logement inondé.

De son côté, la mairie se prépare à abriter tous ceux qui en ont besoin. Un hôtel a déjà été réquisitionné, ainsi que l’auberge de jeunesse et des chambres dans l’abbaye aux Dames. Pas sûr que cela soit suffisant.

 

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